Affiche du salon Communica 2016

« Et moi et moi, émois », un salon pour moi

La conférence du 7e salon de la communication de Genève s’intitulait Et moi et moi, émois. Un titre résumant bien l’enjeu de la communication digitale aujourd’hui.

Être présent sur le web
se démarquer en affirmant son identité
laisser une place à l’émotion et au « parler vrai ».

On se bouscule pour connaître les grandes règles de la communication digitale aujourd’hui

La conférence table ronde du 5 octobre, organisée par l’excellent réseau suisse Rézonance réunissait des personnalités reconnues du monde de la communication digitale.

  • David Sadigh, Fondateur et CEO de Digital Luxury Group, Genève, New York, Shangaï
  • Florent Bondoux, Global Head of Digital at Nestlé Health Science, Vevey
  • Geneviève Petit, Fondatrice de Petitweb, Paris
  • Oscar Recouso, Marketing strategist
  • David Labouré, Spécialiste et Formateur en Médias Sociaux et Stratégie Digitale chez DigitaLife

Lisez leur article : le markting digital au salon Communica, un immense succès.

Un prise de conscience de l’enjeu du digital dans tous les secteurs

Effectivement, il y avait du monde, et l’on remarque que tous les secteurs professionnels s’y intéressent : administration publique, PME-TPE, grandes entreprises, organisations internationales… De manière légitime, tout le monde se demande comment surnager dans le vaste océan du web, comment être « à la page » dans un système d’information et de communication qui change si vite, ce quand on a peu de moyens humains, ou des ressources non-expertes en communication digitale. Et quand bien même on a un collaborateur « couteau suisse » (un peu community manager, webmaster, rédacteur, infographiste, développeur…)dédié à ce poste, il y a toujours trop à faire.

Alors que faire ?

Pas de voie académique dans la communication digitale

Pour y répondre, les intervenants, de qualité, étaient très diversifiés. Et cela reste toujours surprenant. En effet, on s’imagine en pénétrant dans l’univers très raffiné (chemises, vestes et belles chaussures) d’un salon comme celui-ci que tous pensent la même chose et usent de mêmes grands principes académiques de communication. Mais force est de constater qu’ils sont détenteurs d’un savoir personnel et pratiquent la communication « à leur sauce ». Et c’est ce qui est intéressant. Il n’y a pas de voie académique dans le domaine de la communication digitale. C’est peut-être la première règle à connaître.

Faire des choix semble être une parole de sagesse. Se focaliser sur un réseau social, ou les vidéos. Mais ne pas vouloir tout faire. Ce principe a soulevé quelques débats. Certains énonçant qu’il ne vaut mieux pas « mettre tous ses oeufs dans le même panier » mais développer la communication « omni-canals ». Parole de sagesse également. Ne pas utiliser un seul réseau social par exemple.

Parler vrai et avec talent. C’est surtout Geneviève Petit, Fondatrice de Petitweb à Paris qui n’a pas hésité à mettre quelques coups de pieds (virtuels) dans les idées reçues. En nous montrant quelques perles qui ont fait le buzz. Et pour faire le buzz, pas besoin d’un service com de 50 personnes, il faut avoir des idées et ne pas être timide.
Mais, en même temps, des voix s’élèvent pour dire qu’on devient blasé par tant de bruit. Alors se taire quand on a rien a dire, c’est parfois mieux. Ne parler que quand on a quelque chose d’intéressant : un contenu de qualité, une création qui vaut le coup.

On apprend aussi en vrac :

  • Que 96% des clics sont sur la première page de Google, d’où l’utilité d’un bon référencement.
  • Qu’aujourd’hui, on ne maîtrise plus sa réputation. Donc il faut veiller sur celle ci et être présent sur les réseaux sociaux (community management).
  • Que la conversion des leads en clients ne se fait pas que par la magie de la communication digitale, il faut un bon système de vente en appui.
  • Qu’on est soumis à des milliers de messages publicitaires par jour, et ça ne va pas en s’arrangeant.

Pas de mention des algorithmes

Je suis un peu surprise que personne n’ait fait mention des systèmes de « big data » et des algorithmes qui à mon sens remplacent déjà les actions de marketing effectuées par les humains. On peut tout de même s’interroger sur la pérennité des métiers de marketing digital, tels qu’ils existent aujourd’hui, quand les algorithmes nous présentent la belle paire de chaussures rouges dont nous rêvions, avant même que nous en ayons formulé le besoin… Et on ne parle pas des articles qu’ils vont bientôt écrire en lieu et place des journalistes.

La communication reste humaine

Bien des choses suite à ce salon qui confortent mon opinion : la communication doit s’adresser à l’humain qui est en face de son écran, ne pas stresser ses capacités cognitives, le respecter, tant dans ce qu’on lui apporte, que dans la manière de le faire. Et puis finalement les rencontres et la communication réelle restent ce qu’il y a  de meilleur…

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